Appel à candidatures – Programme ViceVersa

 18e atelier franco-allemand de traduction
29 septembre – 4 octobre 2013 au CITL d’Arles

 Organisé et financé par le Collège international des traducteurs littéraires d’Arles et le programme ViceVersa du Deutscher Übersetzerfonds et de la Robert-Bosch-Stiftung. Avec l’aimable soutien du ministère allemand des Affaires étrangères, de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et du Centre de traduction littéraire de Lausanne.
Le Collège des traducteurs d’Arles est géré par l’association ATLAS, qui reçoit le soutien du Centre national du Livre, de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la Ville d’Arles et du département des Bouches-du-Rhône.

Depuis 1994, cet atelier bilingue de cinq jours est un lieu d’échanges entre collègues, qui a fait ses preuves et servi de modèle pour d’autres langues. Tous les participants proposent un extrait d’une traduction en cours d’élaboration, qui sera l’objet du travail en groupe. Le principe du bilinguisme n’est pas seulement là pour faciliter l’interprétation, il aiguise aussi considérablement le regard que nous portons sur notre propre langue.
L’ensemble des textes sera envoyé à tous les participants quelques semaines avant le début de l’atelier pour leur permettre d’en effectuer une lecture critique. Les séances seront encadrées par une traductrice allemande et une traductrice francaise.
L’atelier est ouvert à dix traducteurs, dans l’idéal cinq francophones et cinq germanophones, ayant déjà une expérience de la traduction littéraire (une publication au minimum).

Direction : Claudia Kalscheuer et Barbara Fontaine
Lieu : Collège International des Traducteurs Littéraires
Espace Van Gogh
13200 Arles
Personne à contacter sur place : Caroline Roussel : caroline.roussel@atlas-citl.org
Tel. : 0033 (0)4 90 52 05 50
Frais : la participation est gratuite. Les frais de voyage et l’hébergement sont pris en charge, ainsi que les déjeuners.

Constitution du dossier :

  • Une bio-bibliographie essentielle.
  • Cinq feuillets de la traduction qui sera discutée. Elle doit impérativement être encore en cours d’élaboration au moment de l’atelier, ou tout au moins ne pas être imprimée. Le contrat d’édition n’est pas une condition nécessaire. (Merci de la formater en double interligne en laissant une marge et de numéroter les lignes.)
  • Le texte original correspondant (avec lignes numérotées).
  • Une courte présentation de l’auteur et de l’œuvre (1 page max.).
  • Brève caractérisation des problèmes de traduction posés par l’extrait (1 page max.).

Dossier complet à envoyer par courriel avant le 20 juin 2013 à :
Pour les francophones
:
Barbara Fontaine
barbara.fontaine@sfr.fr
Tel. : 0049 (0)30 8222630

Pour les germanophones :
Claudia Kalscheuer
c.kalscheuer@gmx.de
Tel : 0033 (0)4 90 96 09 05

 

Cible nocturne

Argentine, années soixante-dix : dans une bourgade de la pampa humide, à quelque trois cents kilomètres de Buenos Aires, un jeune homme est retrouvé poignardé dans sa chambre d’hôtel. Il s’agit de Tony Durán, métis portoricain et ancien croupier d’Atlantic City. Les suppositions vont bon train : certains disent qu’il serait venu là pour retrouver les sœurs jumelles Ada et Sofía Belladona, rencontrées à Atlantic City, avec qui il se serait livré à des jeux érotiques. D’autres affirment qu’il était homosexuel et qu’il a été tué par un amant japonais. Durán lui-même prétendait être mandaté par un mystérieux éleveur du Mississippi pour acheter des chevaux. Mais sa présence avait peut-être des raisons plus inavouables : on le disait porteur d’une valise de dollars mystérieusement disparue et on évoque des histoires de blanchiment d’argent…
A13223Chargé de l’enquête, le commissaire Croce ne tarde pas à pressentir que l’affaire a de nombreuses ramifications. D’autant qu’Ada et Sofía sont les filles du plus gros propriétaire terrien du coin et qu’un violent conflit oppose celui-ci à son fils Luca, qui vit retranché dans une usine désaffectée où il se consacre à un projet aussi fou qu’énigmatique. Or le terrain de l’usine est convoité par un groupe de notables locaux désireux d’y construire un shopping mall à l’américaine. Et le procureur Cueto, qui supervise l’enquête, est lié à ce groupe.
Après un début à l’atmosphère subtilement chandlerienne – les sœurs Belladona ne sont pas sans rappeler les sœurs Sternwood du Grand Sommeil – le roman de Ricardo Piglia se transforme en un récit labyrinthique, à la lisière du fantastique, où l’histoire et la politique argentines se conjuguent avec une fable quasi onirique. L’auteur multiplie les points de vue, insère des passages en italiques où se font entendre les voix d’Ada et Sofía, ajoute des notes en bas de page et introduit à mi-parcours un nouveau narrateur en la personne de son alter ego Emilio Renzi (le nom complet de l’auteur est Ricardo Emilio Piglia Renzi), créant ainsi une constante incertitude quant à la réalité des faits rapportés.
Cet ensemble polyphonique nous restitue petit à petit l’histoire de la famille Belladona. Mais cette histoire est aussi celle du capitalisme argentin, né de l’accaparement des terres, et qui entre maintenant dans une nouvelle phase largement dématérialisée. L’usine abandonnée, destinée à être remplacée par un centre commercial, devient ainsi l’image d’une certaine société post-industrielle. Et à travers le projet fou de Luca Belladona, Piglia nous brosse le portrait halluciné d’un monde tournant à vide, où prospèrent des mafias plus ou moins occultes, comme celle que personnifie le procureur corrompu.

Cible nocturne est le quatrième roman de Ricardo Piglia à paraître en français. Son traducteur habituel, François-Michel Durazzo, a parfaitement su restituer les différents registres de ce texte fascinant où les voix s’entremêlent, et où abondent les références aux différentes littératures dites « de genre ».

Ricardo Piglia
Cible nocturne
Traduit de l’espagnol (Argentine) par François-Michel Durazzo
Éditions Gallimard, 2013

Terje Sinding

Nous sommes tous des biotraducteurs

 Le métier de traducteur « pragmatique » (travaillant non seulement dans le domaine technique et industriel mais aussi juridique, économique, financier…) est-il vraiment le même que celui de traducteur littéraire ? C’est la question que je me suis posée en assistant à la dernière « Matinale » de la SFT où Mme Geneviève Bordet, de Paris VII, parlait de la recherche documentaire appliquée à la traduction. Mon premier mouvement fut de répondre : non !

La finalité de notre travail n’est pas la même. Les traducteurs « pragmatiques » doivent mettre à la disposition de leurs commanditaires, dans leur langage, un contenu, des données, un savoir. Ils doivent se plonger dans la langue des clients, en écoutant la radio, en lisant des revues spécialisées, en fréquentant les forums, etc. L’attitude est exclusivement « cibliste ». L’important n’est pas la voix, le discours de l’auteur, mais le contenu de ce discours. La responsabilité du traducteur est alors engagée non envers l’auteur, mais envers le message factuel qu’il délivre. Les traducteurs littéraires, eux, doivent s’immerger dans la langue des auteurs et essayer de la recréer, de la faire renaître en français. Retrouver le ton, le rythme, le souffle de la phrase ; le contenu n’est qu’un élément parmi d’autres, il peut parfois être mis de côté.

Le déroulement de nos carrières n’est pas non plus le même : nous sommes, semble-t-il, massivement free lance, alors que beaucoup de traducteurs « pragmatiques » travaillent dans des sociétés ou organisations diverses. La recherche de « clients » est, elle aussi, différente.

Le premier sentiment de dépaysement passé, j’ai quand même voulu y regarder de plus près. Que nous dit Geneviève Bordet ?
Qu’il faut acquérir une familiarité avec le domaine nouveau que l’on aborde.
Qu’il faut développer une sensibilité particulière aux termes nouveaux ou récurrents.
Qu’il ne faut pas se laisser déborder par les recherches documentaires.
Qu’il faut de la rigueur en toute chose !

Les voilà, les points communs ! Quant à la recherche documentaire (dictionnaires, forums, sites, bibliothèques, etc.) – c’est la même chose pour tous. Et comment ne pas être d’accord avec la dernière proposition :
Il faut retrouver le plaisir de la découverte et de la recherche…
Puisse aucun traducteur, pragmatique ou littéraire, ne l’avoir perdu !
Nous n’avons pas encore, heureusement, à nous soucier de la traduction automatique, de la TAO et de leur inévitable conséquence : la post-édition (quand un humain vérifie et corrige le travail des machines).

À ce propos, vive la terminologie ! La traduction « manuelle », c’est-à-dire non assistée par ordinateur, s’appelle officiellement « biotraduction ». J’aurais plutôt pensé à « anthropo-traduction » – mais non, ce serait réducteur. « Biotraduction », cela ouvre de nouveaux horizons : il suffira de quelques modifications génétiques et nous pourrons mettre à l’ouvrage les perroquets, les calamars, les algues bleues…

 Anne-Marie Tatsis-Botton

Du nouveau sur le blog de l’ATLF

Nous avons le plaisir de vous annoncer que l’équipe rédactionnelle du blog de l’ATLF compte deux nouveaux membres : Rose-Marie Vassallo et Terje Sinding.

A cette occasion, nous inaugurons une nouvelle rubrique proposée par Corinna Gepner.
Intitulée « Chroniques mensuelles », elle offrira chaque mois deux recensions d’ouvrages « coup de cœur » en s’efforçant de présenter un large éventail d’auteurs, de langues, de genres littéraires et d’éditeurs.

Nous en profitons pour vous rappeler que, en qualité d’adhérents de l’ATLF, vous pouvez participer à ce blog en envoyant vos propositions d’articles, et que la rubrique « Les traducteurs en librairie » recense les titres de vos dernières parutions si vous nous les communiquez.

Fins de monde

Dans L’inconstance de l’espèce, Judith Schalansky dépeint d’une plume acerbe le désenchantement d’une enseignante de biologie dans une petite localité située en ex-Allemagne de l’Est. L’environnement est sinistré, l’établissement se vide au rythme de la désertification de la ville. À cette déliquescence générale, Inge oppose sa raideur et sa vision scientifique du monde, qui lui permettent de maintenir un ordre, celui de la nature, ainsi que des repères moraux. Grands développements didactiques sur les lois biologiques, jugements cruels sur les élèves, qu’elle classe en catégories, comme les espèces animales qu’elle étudie, pulsions inavouables (quelle est cette attirance qui la pousse vers l’une de ses élèves ?) : l’univers d’Inge est un concentré des tensions qui ont depuis longtemps mis à bas le monde dans lequel elle vit. Tous les discours sonnent  creux :  les enseignants de l’établissement ressassent les vieux débats idéologiques d’antan dans une séquence d’anthologie à la fois drôle et cruelle ; le proviseur recycle la rhétorique socialiste pour l’adapter aux slogans des impératifs capitalistes. Tout semble s’être vidé de sa substance, à l’image des lieux, dont l’abandon et la désolation font l’objet de superbes descriptions.
9782330016432La nature est omniprésente, aussi bien dans les discours d’Inge que dans son environnement immédiat. Et elle est, comme on pouvait s’y attendre, traversée par une profonde ambivalence. Règne de l’ordre, que l’on peut saisir au travers des lois de l’évolution et de la préservation des espèces, la nature est aussi lieu du désordre, de l’imprévu, de la pulsion, de toutes les forces de création et de désorganisation. À la fois rassurante et angoissante, elle ouvre à la dimension fondamentalement contrastée de la vie. Et c’est elle qui a le dernier mot, dans une séquence à la fois grotesque et d’une beauté magique.
La traduction rend à merveille la richesse de ce texte difficile : rigueur du langage scientifique, luxuriance des descriptions de paysages. Elle restitue aussi avec bonheur la diversité des registres de langue, particulièrement délicate à reproduire lorsque ceux-ci s’entremêlent en permanence. Et cela donne un texte à la fois scientifique, poétique et trivial, une mélodie très particulière, soulignée par des illustrations tirées d’un livre de biologie. Un livre intrigant, passionnant, et un beau tour de force en matière de traduction.

Judith Schalansky
L’inconstance de l’espèce
Traduit de l’allemand par Matthieu Dumont
Éditions Actes Sud, 2013

« Ô chevaux, la lumière est pourtant innocente »… Cette lumière, c’est celle de l’irradiation, celle de Fukushima. Mars 2011 : tsunami et catastrophe nucléaire. Avril 2011 : Hideo Furukawa, écrivain, se rend sur les lieux – son lieu de naissance – pour essayer de sentir, dans sa chair et non au travers des médias, ce qui s’est passé. Le court récit qu’il livre de ce périple, accompli avec quelques amis, n’est que partiellement un journal de voyage. Il relate avant tout le sentiment de stupeur dans lequel l’a plongé la catastrophe. cat_1359033693_1Le temps a disparu, remplacé par l’immensité du désastre et la perte de tout repère. Tout se bouscule, le passé refait surface, envahit le présent, qu’il s’agisse de l’histoire du narrateur ou de celle du Japon. Tout est à reconstruire, il faut restituer de l’histoire, des généalogies, des coutumes et traditions sur fond de paysages côtiers dévastés, de bâtiments en ruine, de supérettes et de pompes à essence. Cet intense bouleversement du temps s’accompagne d’un surgissement de la fiction, qui prend corps dans la réalité sous la forme d’un personnage inventé par le narrateur dans l’un de ses romans précédents. Une forme de dialogue s’instaure, qui, tout en livrant quelque chose d’un discours sur le monde, semble définitivement brouiller les frontières entre le « réel » et « l’imaginaire ». Sauf à penser que le réel est devenu inimaginable.
On soulignera l’extrême précision du texte, superbement rendue par la traduction, qui en cisèle les moindres aspérités et sait restituer le caractère hétéroclite, étrange et dérangeant de ce livre à nul autre pareil.

Hideo Furukawa
Ô chevaux, la lumière est pourtant innocente
Traduit du japonais par Patrick Honnoré
Éditions Philippe Picquier, 2013.

Corinna Gepner
Avril 2013

La traduction et les traducteurs de plus en plus présents au Salon du livre de Paris

Pour la deuxième année consécutive, sur le stand Place des Auteurs qu’ils partagent désormais avec la SGDL, la Scam et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, les traducteurs ont rencontré avec succès le public et les professionnels du livre. Les animations spécifiques proposées tout au long du week-end et pendant la journée professionnelle ont connu une affluence encore plus importante que l’année précédente.

En avant-première
Le 21 mars, l’ATLF et ATLAS, qui fêtent cette année respectivement leur 40e et 30e anniversaire, étaient en vedette à la première table ronde des Troisièmes Rencontres de la Traduction, organisées conjointement avec Reed Expo et le CNL. Les représentants des deux associations ont retracé les grandes étapes de l’évolution du métier. L’ATLF a présenté le bilan de l’action en faveur des traducteurs et de leur professionnalisation, notamment par la mise en place de l’École de Traduction Littéraire créée sous l’égide du CNL.

Accueil et information
Du 22 au 25 mars, le stand ATLF-ATLAS, qui arborait fièrement le nouveau logo ATLF créé pour le  40e anniversaire de l’association, a accueilli un très grand nombre de visiteurs très divers, traducteurs en exercice ou en formation, éditeurs désirant ouvrir leur activité à la littérature traduite, lecteurs curieux d’en savoir plus sur la pratique de la traduction.

Rencontres et animations
Deux rencontres entre un traducteur et son auteur ont fait écho aux deux grands thèmes du Salon, la littérature roumaine et Barcelone, complétant de manière originale et du point de vue spécifique de la traduction les animations proposées sur d’autres stands.

Deux tables rondes étaient organisées en partenariat : la première, associant ATLF/Charte des Auteurs et illustrateurs jeunesse, avait pour thème « La figure de l’Autre en littérature jeunesse », tandis que la seconde, associant ATLAS/ATLF et la SGDL, s’intéressait aux traducteurs de Simenon. Réunissant sous la houlette du conservateur du Fonds Simenon de Liège un traducteur roumain, une traductrice espagnole et une éditrice italienne autour du fils de l’auteur, John Simenon, cette deuxième table ronde a remporté un grand succès d’audience et éclairé l’œuvre de l’écrivain d’un jour nouveau.

Une présentation de traduction « en direct » à partir de quelques lignes d’un roman de Mary Higgins Clark a montré à un public non initié à quelles contraintes particulières est confronté le traducteur face à l’œuvre d’un auteur populaire.

Enfin, la table ronde sur le métier de traducteur a répondu aux questions très éclectiques d’un public nombreux et divers, formé de professionnels du livre, de traducteurs débutants et confirmés, mais aussi de lycéens et d’étudiants envisageant de s’engager dans cette voie.

Ces six manifestations, soutenues par la Sofia, ont permis une fois encore de constater l’intérêt croissant et soutenu du public pour la littérature traduite et la nécessité d’aller régulièrement à la rencontre des lecteurs, aux yeux desquels la traduction demeure souvent une pratique mystérieuse.

Catherine Weinzorn

Soirée SGDL sur Henri Thomas, écrivain et traducteur

Mercredi 24 avril 2013 à 20h00 à l’Hôtel de Massa
Projection du film
Henri Thomas, de François Barat, 1989, 54’
Collection «Les Hommes Livres» – Production INA/France3
suivie d’une table ronde avec les écrivains Christian Garcin et Gilles Ortlieb,
en présence du réalisateur et en compagnie de Jérôme Prieur, écrivain et cinéaste.
Rencontre animée par Christine Goémé, administratrice de la SGDL, productrice à France Culture.
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Renseignement et réservation : communication@sgdl.org

Traducteurs en librairie/ 9

En cliquant sur l’image, vous accéderez à la page du livre, sur le catalogue de l’éditeur*.
En cliquant sur le nom du traducteur, vous accéderez à sa fiche, dans l’annuaire de l’ATLF*.
*si les liens nous ont bien été communiqués.

Merci aux adhérents qui ont envoyé les informations.

Anita Desai
L’art de l’effacement
Trois nouvelles traduites de l’anglais (Inde) par Jean-Pierre Aoustin
Mercure de France, avril 2013

****

Epeli Hau’ofa
Poutous sur le popotin
Traduit de l’anglais (Océanie) par Mireille Vignol
Édition au Vent des Iles, 2013

****

Jenna Black
Derrière le voile (Fille d’Avalon – 1)
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Paola Appelius
J’ai Lu (collection Darklight), 2013

****

Alaya Dawn Johnson
Le prince d’été
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Paola Appelius
Robert Laffont (collection « R »), 2013

****

Vous voulez participer à cette rubrique ?

L’occupation des sols de Jean Echenoz : un défi pour les traducteurs ?

Journées scientifiques organisées par le Laboratoire LATTICE
(UMR 8094 CNRS/ENS/Paris3) dans le cadre du Labex TransferS

 PROGRAMME
Vendredi 19 avril 2013, salle Dussane
9h30 : Ouverture par Guillaume Bonnet, directeur-adjoint Lettres de l’ENS
9h45 : Introduction par Catherine Fuchs, responsable du projet « Transfert de Langues, Transposition de Textes »
10h : Projection du texte et lecture à haute voix
10h30 : Un point de vue de linguiste sur L’occupation des sols

11h : pause-café

11h30 : Un point de vue de littéraire sur L’occupation des sols
12h : “Change of Plans : Plan of Occupancy revisited”, par Mark Polizzotti (Publisher and Editor in Chief at The Metropolitan Museum of Art, New-York)

13h : déjeuner

14h30 : “Jouer au traducteur : L’occupazione del suolo”, par Roberto Ferrucci (université de Padoue)
15h30 : “Traduire L’occupation des sols en hongrois : problèmes linguistiques et discursifs”, par Sandor Albert (université de Szeged)
16h30 : “Translation Studies et traduction littéraire: panorama historique et perspectives”, par Isabelle Génin (université Paris 3)

Samedi 20 avril 2013, salle Dussane
 
10h : “Traduire c’est trahir ?”, par Masachika Tani (université Waseda, Tokyo)
11h : Table-ronde (animée par Nathalie Fournier, université Lyon 2), en présence de Jean Echenoz

Ces journées sont publiques
Contact : catherine.fuchs@ens.fr, shirley.thomas@telecom-em.eu

Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, Paris 5e

Prix du sous-titrage et du doublage 2012-2013

Le 29 mars 2013, l’Association des traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel (ATAA) remettait son deuxième prix du sous-titrage et son premier prix du doublage en présence d’un public de traducteurs, de directeurs de plateau et de représentants des laboratoires et des sociétés de distribution. Cette manifestation a été l’occasion de rappeler l’importance du travail de l’adaptateur, dont le savoir-faire et la créativité assurent la diffusion de l’œuvre cinématographique au-delà des frontières de son pays d’origine.

Ont ainsi été récompensés dans la catégorie sous-titrage :
pour les films anglophones : Maï Boiron, pour Zero Dark Thirty (États-Unis) de Kathryn Bigelow (distribution Universal) ;
pour les films non anglophones : Belinda Milosev, pour La parade (Serbie) de Srdjan Dragojevic (distribution Sophie Dulac).

Dans la catégorie doublage :
pour les films en prises de vue réelles : Impens, pour La route
(France/États-Unis/Grande-Bretagne/Brésil) de Walter Salles (distribution MK2, VF dirigée par Philippe Blanc) ;
pour les films d’animation : Bob Yangasa, pour Les pirates ! bons à rien, mauvais en tout (États-Unis/Grande-Bretagne) de Peter Lord (distribution Sony Pictures, VF dirigée par Barbara Tissier).