Les vidéos du concours du CEATL sont en ligne !

Pour la troisième année, le CEATL (Conseil européen des associations de traducteurs littéraires) a lancé un concours de vidéos destiné à améliorer la visibilité du traducteur. Le thème imposé, cette année, était Portraits de traducteurs littéraires.

Les vidéos sont désormais visibles ici, et nous vous encourageons chaudement à aller les voir, elles valent le détour et on ne peut que féliciter les participants.

Du côté des traducteurs

Notons que l’un de ces films est réalisé par un traducteur membre de l’ATLF, Luc Hesse, qui a réalisé un très joli portrait de  Deke Dusinberre, Chiu Jui Luan et Nicolas Richard. On lui dit m*** en attendant la proclamation du vainqueur !

 

Traducteurs en librairie/ 32

Cliquer sur l’image vous transporte sur le site de l’éditeur ; cliquer sur le nom du traducteur vous donne accès à sa fiche dans l’annuaire de l’ATLF.
Merci de nous avoir communiqué vos parutions.

Robert Charles Wilson
Les Derniers Jours du Paradis
Traduit de l’anglais (Canada) par Gilles Goullet
Denoël, collection Lunes d’Encre, 2014

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Robert Charles Wilson
Les Perséides
Traduit de l’anglais (Canada) par Gilles Goullet
Le Bélial’, 2014

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Nathan Filer
Contrecoups
Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Philippe Mothe
Éditions Michel Lafon, 2014

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Kate Grenville
Sarah Thornhill
Traduit de l’anglais (Australie) par Mireille Vignol
Éditions Métailié, 2014

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Ici, in article sur cet ouvrage dans Lire.

Lionel Shriver
Big Brother
Traduit de l’anglais par Laurence Richard
Éditions Belfond, août 2014
Big Brother

 

Niall Kishtainy
Économie minute
Traduit par Stéphane Normand
Éditions Contre-Dire

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Vous voulez participer à cette rubrique ?

Festival America : d’une langue à l’autre

Dimanche 14 septembre, Sarah Gurcel viendra parler de sa traduction du roman de Philipp Meyer, Le Fils (Albin Michel), dont elle avait déjà traduit Un arrière-goût de rouille (Denoël).

Photo Sarah Vermande« Vaste fresque de l’Amérique de 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages, trois générations d’une famille texane, les McCullough, dont les voix successives tissent la trame de ce roman exceptionnel. […] Porté par un souffle hors du commun, Le Fils est à la fois une réflexion sur la condition humaine et le sens de l’Histoire, et une exploration fascinante de la part d’ombre du rêve américain », écrit sur son blog Sarah Gurcel – qui a plus d’une corde à son arc puisque non contente d’être traductrice, elle est également comédienne en anglais et en français sous le nom de Sarah Vermande… Une personnalité à découvrir !

D’une langue à l’autre : rencontre organisée par l’ATLF entre Sarah Gurcel, traductrice de Le Fils de Philipp Meyer et  David Cheramie, auteur louisianais francophone et traducteur (animation : Olivier Mannoni). Dimanche 14 septembre,14h-15h, Petit Sorano

Animation organisée avec le soutien de la SOFIA

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Programme des rencontres ATLAS-CITL – septembre, octobre 2014

20 septembre
Passage de l’étranger n°17 :
Rencontre avec Mo Yan, prix nobel de littérature 2012

25 septembre
Passage de l’étranger n°18 :
Rencontre avec Nii Ayikwei Parkes et sa traductrice Sika Fakambi

11 et 12 octobre
Concours atlas junior de traduction littéraire pour les lycéens

Pour accéder au programme détaillé, cliquer sur le logo.

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La Fabrique des traducteurs – Atelier français-polonais

photo_home02Le Collège International des traducteurs littéraires (CITL) d’Arles accueille depuis 2010 La Fabrique des traducteurs.
Ce programme a pour objectif de donner à de jeunes traducteurs en début de carrière l’occasion de travailler avec d’autres traducteurs expérimentés et de mieux connaître le paysage de la traduction et de l’édition dans les deux pays.

Le prochain atelier (français-polonais) se déroulera du 12 janvier au 23 mars 2015.
La date limite des candidatures est fixée au 13 octobre 2014.

Pour plus de renseignements sur cet atelier et sur le mode d’inscription, consulter le site du CITL.
Fabrique des traducteurs – français/polonais

Traduction sur manuscrits, attention dérives !

Un billet signé  Edith Soonckindt

Le phénomène n’est plus tout à fait neuf, mais il n’en est pas moins inquiétant et me semble aller croissant, celui qui consiste à faire traduire en français des manuscrits encore inédits en anglais, et donc parfois très incomplets, ou encore imparfaits, au moment de leur traduction.
Certains l’attribuent au phénomène Harry Potter, où les éditeurs français auraient été “doublés” par nombre de lecteurs français impatients de connaître la suite, qu’ils ont alors achetée en anglais puisqu’elle n’était pas encore disponible en français… Il se peut que ce soit cela, oui, ou bien, de plus en plus fréquemment, le désir de caler la sortie française sur l’américaine ou l’anglaise pour bénéficier des retombées marketing.
Corollaire tout aussi inquiétant, le racourcissement du temps de traduction, trois mois au lieu de six, avec pour conséquence un travail manquant de recul, donc de qualité, et pouvant par ailleurs être préjudiciable à la réputation de l’impuissant traducteur.
En ce qui me concerne, cela a débuté en 2003 par cette curiosité : quand j’ai reçu le texte inédit de The Lovely bones à traduire – La Nostalgie de l’ange, futur best-seller inattendu – le dernier chapitre n’existait tout bonnement pas ! Cela ne m’a demandé, il est vrai, aucun effort supplémentaire à part celui de devoir le traduire in extremis, mais cela signalait néanmoins l’apparition d’un tournant dans la traduction de langue anglaise, pour certains ouvrages en tout cas.
Cela a continué en 2004 avec Ne m’oubliez pas de Trezza Azzopardi (publié en 2006), qui n’avait pourtant rien du best-seller annoncé, et qui d’ailleurs ne l’a pas été, mais que j’ai reçu sous forme de manuscrit. Encore inexpérimentée à l’époque, j’ai vaillemment encodé toutes les modifications de dernière minute – non signalées par l’auteur – sans ciller, en dépit de la deuxième relecture anglais/français, et donc de tout le travail supplémentaire, que cela nécessitait.
Puis en 2005 j’ai dû traduire Les Cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut, de Mith Albom – best-seller prévisible, celui-ci – et là j’ai été confrontée une nouvelle fois au “work in progress” du manuscrit inédit en anglais, sauf que, de nouveau, je ne l’ai appris qu’en fin de parcours. Je n’avais pas saisi non plus ce que cela comportait vraiment au niveau de la finalisation.
Et, de fait, tout comme Trezza Azzopardi, sieur Albom avait effectué une kyrielle de modifications de dernière minute, et bien que cet auteur chevronné soit automatiquement traduit en de multiples langues, il n’avait absolument pas pris la peine de signaler lesdites modifications, qui là étaient très nombreuses : permutation de paragraphes qu’il fallait repérer et aller repêcher à l’autre bout du livre, suppression de passages compliqués (par exemple sur le base-ball) qui avaient demandé des heures, remplacés par d’autres qui ne l’étaient pas moins et qu’il fallait à présent traduire dans l’urgence !
Résultat : un surplus de travail insensé, en dernière minute qui plus est, avec tout le stress que cela comporte à la clé. Dans ce cas-ci, je me dois néanmoins de saluer l’attitude pour le moins respectueuse de l’éditeur (Oh éditions), qui m’a demandé de son propre chef de lui facturer les heures supplémentaires passées sur ce travail ! Et c’est bien sûr ce qui, dans l’idéal, devrait être négocié, à chaque fois que ce genre de prouesse est demandé, dont les éditeurs ne mesurent pas toujours l’ampleur.
Après quoi, le phénomène du manuscrit non définitif est devenu assez fréquent pour certains livres traduits de l’anglais, ou pour certains éditeurs, et j’ai appris à prendre les devants, ce que je recommande à tout traducteur moins aguerri de faire : et d’une, je me renseigne à présent systématiquement sur l’état d’avancement du texte à traduire – et me réserve le droit de refuser en conséquence, un luxe que l’on ne peut hélas que rarement s’offrir – ; et de deux, par mesure de précaution, je ne relis éventuellement pas les textes anglais et français au fur et à mesure – mais cela m’oblige à changer ma méthode de travail, ce qui m’handicape – ; et de trois j’informe dès le départ et clairement l’éditeur du surcroît de travail et du changement de méthode que de telles exigences peuvent occasionner. Car il est possible que, en toute innocence et ignorance du processus de traduction, il n’en soit pas conscient. C’est ce que j’ai fait pour Le Chardonneret, fameux best-seller s’il en est, où j’ai travaillé à partir des épreuves non définitives pour une bonne partie du roman, devais absolument relire l’anglais et le français au fur et à mesure étant donné l’urgence qui entourait cette traduction, et n’ai donc pas pu intégrer tous les changements de dernière minute faute de temps, ce que l’éditeur a dû accepter de bonne grâce puisqu’il avait lui-même fixé des limites temporelles déjà fort difficiles à tenir sans les fameux changements !
Au prix où nous sommes payés – 3,95 euros net de l’heure en ce qui me concerne vu mon nombre de relectures -  il me semble qu’il y a des limites à ce qu’un traducteur peut humainement assurer, et si les éditeurs ne le comprennent pas d’eux-mêmes, il est dans notre intérêt, et dans l’intérêt de tous d’ailleurs, de le leur faire comprendre gentiment mais fermement avant toute signature : nous traduirons un livre une fois, pas deux, et de préférence dans des délais raisonnables. C’est en étant tous solidaires sur ce point-là que nous arriverons à nous faire respecter, et à ne pas perdre de contrat si nous réagissons tous de la même manière en “osant” rappeler les limites de nos fonctions, qui sont avant tout artistiques et devraient cesser d’être tributaires d’impératifs commerciaux stressants et infiniment préjudiciables à la qualité des livres mis sur le marché, ainsi qu’à nos réputations dans la foulée, sans parler du malheureux lecteur se retrouvant devant des textes hautement imparfaits pour cause d’un maximum de travail en un minimum de temps.
Le livre est menacé ? Face à de telles pratiques et à la qualité médiocre – traductions ou pas, d’ailleurs – de ce qui est régulièrement déversé sur le marché, l’on ne peut guère s’en étonner !

 

Festival Babel de littérature et traduction à Bellinzone

chat BabelBabel 2014 : le lingue delle Antille
11-14 settembre 2014 : Trinidad, Cuba, Giamaica, Martinique, Haiti, Repubblica Dominicana, Bahamas

Nel 2014 Babel estende la ricerca avviata nel 2013 con le letterature francofone dell’Africa, dopo un continente un arcipelago, e dopo un’unica lingua una varietà di lingue: ospiti del festival saranno gli scrittori delle Antille, le isole caraibiche occupate a turno da tutte le potenze coloniali europee e popolate dai discendenti delle tribù indigene e degli africani deportati in massa al tempo della tratta degli schiavi, ex coloni, meticci e una moltitudine di immigrazioni remote e recenti. Un crogiolo di razze e di culture le cui radici storiche affondano profonde in Africa e in Europa, ma le cui ramificazioni si spingono verso le Americhe e il mondo intero. O meglio, come mangrovie, si radicano e ramificano nel mare reagendo all’incessante cambiamento delle correnti e delle maree con una capacità di adattamento, aggregazione, ribellione e riconquista unica al mondo.
Dallo spagnolo di Cuba e della Repubblica Dominicana al francese di Haiti e della Martinica, all’inglese di Trinidad&Tobago e della Giamaica all’olandese di Curacao, al portoghese, al hindi, al cinese, alla varietà di patois e creoli, le lingue delle Antille rispecchiano questo ricchissimo e drammatico groviglio di influssi diversi. Le letterature delle Antille sono i frutti di questo complesso intrico di radici, inflorescenze, marosi, mostri marini e ramificazioni.

Gli autori di Babel 2014 sono Earl Lovelace, Lyonel Trouillot, Abilio Estévez, Elizabeth Walcott-Hackshaw, Rita Indiana Hernandez, Patrick Chamoiseau, Robert Antoni, Kei Miller, Bern ist Überall.

Babel 2014: the languages of the Antilles
2014 September 11-14

Logo festival Babel
Pour connaître le programme, cliquer sur le logo

L’ATLF au Festival America

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Joutes de traduction

En partenariat avec l’ATLF, AMERICA vous propose, en plus d’une table ronde, deux joutes de traduction.
Le principe de la joute : deux traducteurs auront reçu quelques jours avant le Festival un court texte inédit d’un des auteurs invités. Chacun prépare sa traduction, et vient la confronter à celle de son adversaire. Guidés par un animateur, ils se livrent à une véritable « battle » de traduction ; l’occasion pour les spectateurs de comprendre la multiplicité des possibilités de traduction et ce qui justifie ou oriente le choix que fait le traducteur pour rendre au mieux en français le texte original.
Venez encourager nos valeureux traducteurs !

  • Samedi 13 septembre, 14h -15h : Nicolas Richard face à Charles Recoursé sur un texte de Tom Drury (modératrice : Emmanuèle Sandron)
  • Dimanche 14 septembre 16h-17h : : Anne Rabinovitch face à Isablle Perrin sur un texte d’Adelle Waldman (modératrice : Cécile Deniard)

Table ronde de traduction
D’une langue à l’autre : rencontre entre David Cheramie, auteur louisianais francophone et traducteur, et Sarah Gurcel, traductrice de Philipp Meyer, animée par Olivier Mannoni.

  • Dimanche 14h-15h, Petit Sorano

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