TransLittérature en ligne

Alors que le n° 47 de la revue TransLittérature a été mis sous enveloppe ce matin même pour être expédié à ses abonnés et aux adhérents de l’ATLF, les numéros 45 et 46 viennent d’être mis en ligne. Retrouvez-les, ainsi que tous les anciens numéros, sur le site TransLittérature, ou cliquez sur les couvertures ci-dessous pour les télécharger en .pdf.

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Concours vidéo du CEATL

Pour la troisième année consécutive, le CEATL (Conseil européen des associations de traducteurs littéraires) organise un concours international de vidéos destinées à améliorer la visibilité des traducteurs littéraires. Le thème de cette année : « Portraits de traducteurs littéraires ».

Le concours est d’ores et déjà ouvert et les vidéos, d’une durée maximale de trois minutes, doivent être envoyées avant le 1er septembre 2014 au CEATL (contest@ceatl.eu). Celui-ci postera toutes les vidéos sur la page Facebook publique consacrée à l’événement. Dès le début du mois de septembre, chacun pourra y indiquer sa préférence pour telle ou telle vidéo, après quoi le jury du CEATL choisira le gagnant parmi les dix vidéos favorites. Le lauréat, dont le nom sera annoncé le 15 septembre, recevra un prix de 1 000 euros.

L’an dernier, 27 vidéos ont concouru et on pourra retrouver les finalistes et les lauréats sur le site du CEATL.

Règlement :

* les vidéos devront durer au maximum trois minutes.

* les participants devront envoyer un lien vers une version basse définition à contest@ceatl.eu avant le 1er septembre 2014. Les sélectionnés se verront demander une version haute définition que les associations membres du CEATL pourront diffuser.

* les vidéos devront être sous-titrées de manière à pouvoir être comprises soit en anglais, soit en français, c’est-à-dire dans les langues de travail du CEATL (ceci n’est pas nécessaire si la vidéo est déjà en anglais ou en français).

* le CEATL aura le droit d’utiliser la vidéo gagnante à des fins de promotion de la traduction littéraire. S’il souhaitait utiliser d’autres vidéos, l’autorisation de leur(s) auteur(s) serait nécessaire. Le CEATL ne transmettra les vidéos qu’à ses associations membres. Il n’en fera aucun usage commercial.

* le CEATL postera toutes les vidéos sur la page Facebook publique consacrée à l’événement, où chacun pourra désigner sa vidéo préférée en cliquant sur « j’aime ».

* le CEATL désignera le lauréat parmi les dix vidéos les plus appréciées sur Facebook à la date du 8 septembre 2014.

* Les associations membres du CEATL diffuseront les vidéos et organiseront des événements pour faire connaître la vidéo gagnante.

* Le lauréat sera connu le 15 septembre et recevra un prix de 1 000 euros.

* les vidéos insultantes seront exclues du concours. Le jury sera en droit de ne pas décerner le prix au cas où aucune vidéo ne répondrait à ses exigences de qualité. Il n’aura pas à justifier sa décision (par correspondance ou autre) auprès des participants.

Opération Google Doodle

Sans titreVous connaissez sans doute les Doodles de Google, ces logos qui changent selon l’actualité du jour sur la page d’accueil du célèbre moteur de recherche.
Désireux d’améliorer, de manière ludique, la visibilité de notre profession, le CEATL (Conseil européen des associations de traducteurs littéraires) a déposé une demande pour qu’un Doodle particulier marque le 30 septembre, fête de la saint Jérôme, patron des traducteurs.

L’ATLF, membre du CEATL, s’est jointe à cette demande. Pour lui donner plus de poids, chacun d’entre vous, adhérent ou non à l’ATLF, peut faire de même en envoyant le message ci-dessous à : proposals@google.com

As a professional translator, I would like to suggest a Doodle to mark the work of translators worldwide on Saint Jerome’s feast day, September 30th. Saint Jerome is the patron saint of translation and it would be a wonderful way of raising the profile of our profession and raising awareness of the work we do. Many thanks for your time.

En ma qualité de traducteur professionnel, je souhaiterais proposer un Doodle pour le 30 septembre (jour de la saint Jérôme, patron des traducteurs) en hommage à la journée des traducteurs, afin de donner plus de visibilité à notre profession et d’attirer l’attention sur le travail que nous effectuons. Merci de prendre ma demande en considération.

À l’écoute des mots

Le 14 juin dernier, en clôture de la Journée de printemps ATLAS, notre confrère Frédéric Grellier a donné une conférence intitulée À l’écoute des mots, l’itinéraire singulier d’un traducteur aveugle. Pour l’écouter, cliquez sur le coquillage.

JdP-visuel-web

 

Profitons-en pour rappeler à ceux qui ne l’auraient pas encore vue cette autre conférence du même Frédéric, cette fois en anglais :

Prix de traduction 2014

 

Notre quelque part

 

 

Le prix Laure Bataillon de la meilleure œuvre traduite de l’année  a été attribué à Sika Fakambi pour sa traduction de Notre quelque part de Nii Ayikwei Parkes, éditions Zulma.

 

 

 

 

 

Complications

 

 

Le prix Jacques Chambon de la traduction  a été attribué à Bernard Sigaud pour sa traduction du recueil Complications de Nina Allan, aux éditions Tristram.

 

 

 

Prix Nelly-Sachs

 

 

Le prix Nelly Sachs a été attribué à Brigitte Gautier pour sa traduction de l’œuvre poétique complet du grand poète polonais Zbigniew Herbert (1924-1998)
 aux éditions Le Bruit du temps.

 

 

À lire / Humour et sous-titres

L'écran traduit n° 3
Le troisième numéro de L’écran traduit, 
la revue de l’ATAA,  est sorti.
Vous y trouverez une enquête sur les débuts dans le métier, un plaidoyer pour une critique grand public des traductions audiovisuelles, le doublage et le sous-titrage vus par Georges Sadoul, le générique parlé de l’Othello d’Orson Welles, les nouvelles formes de doublage à la télévision italienne, sans oublier Poto, Cabengo et les sous-titres.

Pour télécharger la revue, cliquer sur l’image.

 

 

Humoresques 37


Humoresques
(revue semestrielle) est un lieu d’expression pluridisciplinaire des recherches concernant les différents genres du risible. Chaque numéro est centré sur un thème, mais le caractère transdisciplinaire de l’humour permet, dans la plupart des cas, d’abor­der ce thème sous les aspects les plus divers : littéraire ou linguistique, psycho­logique et psychanalytique, anthropologique, iconique, etc.

Pour accéder aux sommaires, cliquer sur les images.

 

Les numéros précédents :

Humoresques 34           Humoresques 36

Prix du Goéland masqué 2014

goeland

 

Le prix du Goéland masqué 2014
a été remis à Hubert Tézenas lors de l’inauguration du
14e Festival international du roman policier de Penmarc’h, le 7 juin 2014, pour son roman L’or de Quipapá.

 

Orquipapa_couv_3Interview de l’auteur et critique

Pour en savoir plus sur le lauréat et le festival, cliquer sur le goéland.

Independent Foreign Fiction Prize 2014

L’Independent Foreign Fiction Prize est décerné chaque année à la meilleure œuvre de fiction étrangère traduite en anglais. Sont récompensés l’auteur, mais également, et à égalité, le traducteur, pour son rôle de passeur linguistique et culturel. Le prix est remis au Royal Institute of British Architects.

Iraqi-Christ

 

 

Le 22 mai 2014, il a été attribué
à l’auteur irakien Hassan Blasim
et à son traducteur Jonathan Wright
pour le recueil de nouvelles The Iraqi Christ.

 

 

 

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Lettre ouverte à AmazonCrossing

Lettre ouverte à monsieur Dean Burnett,
responsable des traductions
AmazonCrossing

Monsieur,

AmazonCrossing a récemment sollicité certains membres de l’Association des traducteurs littéraires de France (ATLF) en vue de leur proposer des contrats de traduction d’œuvres littéraires.

Nous nous réjouissons naturellement de l’intérêt que votre maison (et, à travers elle, le groupe Amazon Publishing) porte à la traduction littéraire, néanmoins nous avons été alertés par le Conseil européen des associations de traducteurs littéraires (CEATL) sur certaines clauses de vos contrats, qui sont contraires au droit et aux usages en vigueur en Europe et notamment en France.

Les discussions que vous avez menées avec les associations représentant nos collègues allemands (VDÜ) et italiens (STRADE) n’ayant pas permis de résoudre certains désaccords fondamentaux, nous tenons à vous redire en quoi les conditions que vous proposez sont incompatibles avec les conditions d’exercice de la profession dans nos pays :

  •  Cessions et exploitation de l’œuvre : votre modèle de contrat (à notre connaissance, exclusivement en anglais) ne précise pas qu’AmazonCrossing a acquis les droits de traduction sur l’œuvre à traduire, pour les œuvres premières qui ne sont pas tombées dans le domaine public. Par ailleurs, il est contraire aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle, qui encadre en France les dispositions relatives au contrat d’édition, puisqu’il prévoit la cession de tous les droits d’exploitation de manière exclusive et irrévocable, pour le monde entier et sous tous les formats, et ce sans aucune obligation d’exploitation par AmazonCrossing. Ceci met par exemple le traducteur dans l’impossibilité de récupérer les droits sur son œuvre, même non exploitée.
  • Droit moral : les contrats que vous proposez sont soumis au droit luxembourgeois. Ceci pose un problème au regard du droit moral de l’auteur, auquel nous sommes très attachés. Contrairement au droit français, le droit luxembourgeois permet en effet à l’auteur de « céder ou transmettre tout ou partie de ses droits moraux, pour autant qu’il ne soit pas porté atteinte à son honneur ou à sa réputation ». Votre contrat-type semble au demeurant faire très peu de cas du droit moral, puisqu’il stipule [nous traduisons] : « Si le droit en vigueur ne l’interdit pas, le traducteur renonce de manière irrévocable et inconditionnelle à tout droit moral auquel il pourrait prétendre aujourd’hui ou à l’avenir sur la traduction (et sur toute mise à jour ou révision de la traduction). Au cas où le droit en vigueur lui interdirait de renoncer à son droit moral, le traducteur accepte, de manière irrévocable et inconditionnelle, de ne jamais faire valoir aucun des droits moraux auxquels il pourrait prétendre aujourd’hui ou à l’avenir » !
  • Rémunération : les rémunérations que vous proposez (de 5 à 12 centimes de dollars le mot, texte source) sont à ce jour inacceptables – le bas de votre fourchette est trois fois inférieur à la moyenne des tarifs observés en France. De plus, en ce qui concerne les droits proportionnels, le contrat exclut certaines recettes de l’assiette (publicité), tandis que d’autres sont entièrement laissées au bon vouloir d’AmazonCrossing (abonnements, bouquets numériques…).
  • Travail éditorial : aux termes de votre contrat, le refus ou l’acceptation de la traduction est laissé exclusivement à votre appréciation et, en cas de refus, vous pourriez demander remboursement de la première moitié de la rémunération versée au traducteur. Ceci est contraire au Code des usages en vigueur en France. Par ailleurs, nous attirons votre attention sur le fait que tout travail éditorial sur des traductions en français ne pourrait être effectué que par une équipe éditoriale de langue maternelle française et maîtrisant parfaitement les enjeux culturels et stylistiques des textes. Or jusqu’au présent, tous les documents que vous faites parvenir aux traducteurs européens (documents juridiques, mais aussi consignes éditoriales et stylistiques, charte typographique) sont exclusivement rédigés en anglais et manifestement destinés à un public (traducteurs et lectorat) anglo-saxon.
    D’autre part, votre contrat stipule que le traducteur devrait rendre compte deux fois par semaine de l’avancement de son travail et envoyer des versions successives de sa traduction, qui pourraient alors faire l’objet d’observations : ceci est contraire à la confiance qui doit prévaloir entre éditeur et traducteur, et traduit une méconnaissance des conditions d’établissement d’une traduction littéraire. Le traducteur doit être libre d’organiser son travail comme il le désire et n’avoir à justifier ses choix que lorsque ceux-ci sont définitifs, c’est-à-dire à la remise de la traduction.
  • Clause de confidentialité : enfin, en tant qu’association ayant vocation à défendre les traducteurs tant sur le plan juridique que sur le plan de leurs conditions de travail et de leur rémunération, nous réaffirmons que la clause de confidentialité que vous entendez faire signer à vos futurs collaborateurs avant toute discussion est contraire aux conditions de négociation d’un contrat loyal et équilibré. Un contrat n’est pas un document à signer, purement et simplement, dans les conditions proposées. Les traducteurs doivent être en mesure d’exercer un regard critique sur le contrat qu’ils reçoivent et éventuellement pouvoir consulter leurs collègues et les associations d’auteurs sur les points qu’ils estiment devoir discuter.

Certains que vous souhaiterez vous familiariser avec le contexte juridique et social dans lequel évoluent les traducteurs littéraires français, nous nous permettons donc de vous inviter à consulter les documents suivants :

Nous restons par ailleurs à votre entière disposition si vous souhaitez nous rencontrer pour discuter des moyens de développer votre activité éditoriale en France dans des conditions satisfaisantes au regard de la loi et des bonnes pratiques préconisées par la profession.

En vous priant d’agréer l’expression de notre considération,

Le Conseil de l’ATLF.

Lettre ouverte de l’Association des traducteurs littéraires de France à Amazon