Appel à candidatures : programme d’échange de traducteurs français-turc / turc-français

Dans le cadre de leur déclaration commune d’intention en date du 18 mars 2011, la Direction générale des bibliothèques et des publications du ministère de la Culture et du tourisme de la République de Turquie/ TEDA et le Centre national du livre mettent en place un programme d’échange de traducteurs turcs et français.

 L’objectif de ce programme est de favoriser les échanges culturels entre la France et la Turquie, développer le réseau des traducteurs littéraires professionnels et favoriser la diffusion de la littérature turque en France et de la littérature française en Turquie.

 Ce programme comprend deux ateliers de traduction, l’un en Turquie, l’autre en France, ainsi que des rencontres professionnelles. Le premier atelier se déroulera sur l’île de Büyükada, à proximité d’Istanbul, du 15 au 25 novembre 2012, le second en France en juillet 2013. La publication chez des éditeurs français et turcs d’une anthologie des textes étudiés lors des ateliers viendra clôturer ce programme.

Date limite de dépôt des dossiers : 30 juin 2012
Cliquez ici pour télécharger le programme  2012-2013

Cliquez ici pour télécharger le formulaire d’inscription 2012-2013
Pour plus d’informations, cliquez ici.

Le traducteur à ses fourneaux, journée de printemps d’ATLAS

L’association ATLAS, qui organise en novembre dans la ville d’Arles des assises annuelles de la traduction littéraire et y gère une maison des traducteurs (CITL), propose chaque année au mois de juin une « journée de printemps », réplique parisienne des rencontres arlésiennes.
Consacrée à la traduction de la littérature et des sciences humaines, elle réunit autour d’un thème traducteurs, écrivains et chercheurs, propose conférences, rencontres, débats, et des ateliers de traduction animés par des traducteurs professionnels.

La journée s’ouvrira sur une rencontre avec Fatéma Hal, anthropologue et restauratrice marocaine, qui viendra expliquer, en praticienne, ce que signifie pour elle, dans la connivence des mots et mets, le transfert culturel des goûts.

Huit ateliers scanderont la journée, en proposant de traduire, en petits groupes, recettes inattendues ou textes littéraires à la gloire des saveurs et des mélanges : on pourra choisir de traduire de l’anglais avec Karine Reigner ou Sylviane Lamoine, de l’allemand avec François Mathieu, de l’espagnol avec Denise Laroutis, du russe avec Anne-Marie Tatsis-Botton, du malayalam avec Dominique Vitalyos, du japonais avec Ryoko Sekiguchi et Patrick Honnoré.

La désormais traditionnelle remise du prix de poésie traduite Nelly-Sachs accompagnera le café.
Et, en clôture, nous savourerons une farandole culinaire de mots et de poèmes concoctés à l’autre bout du monde – quelques récits de La Colère des aubergines (Bulbul Sharma), lus dans sa traduction par Dominique Vitalyos, quelques-unes des « histoires de cuisine » de Ryoko Sekiguchi… Et enfin, révélation suprême, Hervé Collet, des Editions Moundarren, viendra nous dire ce que l’on trouve « dans la cuisine du poète taoïste ».

 La journée de printemps d’ATLAS aura lieu le samedi 16 juin 2012,
de 9 h à 17 heures, à Paris.
à l’Institut Charles V, université Paris VII
10 rue Charles V, 75004 Paris.

L’entrée est libre, mais il est préférable de s’inscrire pour participer aux ateliers, limités en nombre de places.
Pour plus de renseignements, et pour télécharger le PDF du programme et le fichier d’inscription, cliquez ici.

Voyage en Sikelianie

Eleni Sikelianos, écrivaine américaine, était de passage à Paris.
La petite, mais passionnante, librairie Charybde (129, rue de Charenton 75012 Paris) l’a accueillie avec ses traducteurs à l’occasion de la sortie de deux de ses ouvrages, Le Livre de Jon (Actes Sud) et Le Poème Californie (éditions Grèges), traduits respectivement par Christophe Claro et Béatrice Trotignon.

Après une présentation, lecture a été faite d’extraits de la version originale et de la traduction française. L’auditeur a ainsi pu entendre la scansion du texte anglais lu par son auteure et le rythme trouvé par les traducteurs, Claro pour le texte multiforme du Livre de Jon, Béatrice Trotignon pour la déferlante jubilatoire du Poème Californie.

Moment intense, saisissant, animé par le charme et la générosité de l’auteure, ainsi que par le talent de ses traducteurs. Des textes à lire, donc, sans oublier de faire un petit crochet par Charybde. Quels qu’en soient les risques…

Corinna Gepner

Jean-Philippe Toussaint et ses traducteurs

Traduit en plus de 30 langues, l’auteur de La Salle de bain (1985), de Faire l’amour (2002) de La Vérité sur Marie (2009) ou encore du très récent L’Urgence et la patience (2012), entretient avec ses traducteurs une relation singulière.
À plusieurs reprises, il les a retrouvés au Collège européen des traducteurs littéraires de Seneffe, en Belgique, et s’est entretenu avec eux.
Une expérience qu’il rapporte sur son site.
Vous y trouverez donc des vidéos, des lettres et des comptes rendus qui, à leur manière, éclairent le métier de traducteur et les relations qui peuvent s’établir entre un auteur et ses traducteurs.

Voilà de belles heures de lectures et de découvertes en perspective !

Jean-Philippe Toussaint est intervenu récemment à l’ETL (Ecole de traduction littéraire), nous en avons parlé ici.
Livres Hebdo a également publié un article sur cette rencontre (à lire sur le site de Livres Hebdo).

                                                                                                         Cathy Ytak

L’ETL à tire-d’aile


Rencontre avec l’écrivain Jean-Philippe Toussaint

Mi-parcours pour l’École de traduction littéraire du Centre national du livre, à Paris : la session expérimentale lancée le 7 avril a vécu, samedi 19 mai,  sa sixième séance, avec la présence de l’écrivain Jean-Philippe Toussaint, venu parler de ses rapports avec les traductions et les traducteurs de ses livres (notamment des quatre rencontres avec ses traducteurs organisées au Collège de Seneffe par Françoise Wuilmart), et une séance de traduction depuis le chinois, le coréen et le sino-coréen avec Patrick Maurus.


Atelier avec Patrick Maurus, traducteur de chinois, coréen et sino-coréen

Les quinze élèves sélectionnés par un comité composé d’éditeurs, de traducteurs et de représentants du CNL, ainsi que des président(e)s d’ATLAS et de l’ATLF, traduisent au total d’une dizaine de langues, du suédois à l’arabe en passant par l’ukrainien, le russe, le polonais, l’espagnol, l’allemand ou l’anglais. Tous ont déjà publié une traduction – tous, car l’un des participants est un homme !

Ouverte en fanfare par André Markowicz, qui consacra trois heures fulgurantes aux quatre premiers vers du monologue de Hamlet, l’école a jusqu’ici accueilli des cours sur la traduction d’histoire (Jacqueline Carnaud), sur la métrique (Michel Volkovitch), sur Anna Karénine (Hélène Henry-Safier), sur la première phrase d’un texte littéraire (Rosie Pinas-Delpuech).
Le matin, ils ont pu suivre des ateliers sur le contrat de traduction (Cécile Deniard), l’utilisation de l’informatique (Evelyne Châtelain) et un atelier d’écriture (Cathy Ytak). Ils ont écouté les explications d’un premier éditeur (Dominique Bourgois) sur le métier et en accueilleront un deuxième (Jean Mattern, Gallimard), mais entendront aussi une correctrice (Marie Dubois), une chef de fabrication (Alix Wilaert) et un représentant (Gilles Bourgogne).

Au programme pour les semaines à venir : de l’érotisme bulgare (Marie Vrinat), un poème politique et sa traduction sous pression (Olivier Mannoni), des romanciers italiens (Chantal Moiroud, Christophe Mileschi) et du sous-titrage (Valérie Julia).

Pour l’instant, tout fonctionne encore mieux que prévu. Les ateliers multilingues remplissent parfaitement leur office et permettent d’aller droit au but : le véritable travail de la traduction, ses techniques, ses tours de main et ses innombrables chausse-trapes. Le groupe des stagiaires fonctionne très bien, plusieurs traducteurs enseignants assistent généralement à ces séances où l’on travaille beaucoup mais où l’on n’oublie pas de rire – traduire doit rester un plaisir.

Un bilan final sera établi à l’issue de cette première session, pour préparer l’ouverture de l’école en grandeur réelle, début 2013.

Olivier Mannoni

La traduction des livres jeunesse

Le site ActuaLitté propose un article sur la table ronde organisée par la SGDL, la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse et l’ATLF,  le 15 mai dernier, et dont nous avions donné le programme sur ce blog.
Sont intervenues des traductrices membres de l’ATLF, Rose-Marie Vassallo et Emmanuèle Sandron, ainsi que Laurence Kiefé, présidente de l’association.

Vous pouvez lire l’article d’ActuaLitté à cette adresse : http://www.actualitte.com/actualite/monde-edition/les-maisons/ces-traducteurs-qui-parlent-la-langue-des-enfants-34153.htm

Vous trouverez, dans le prochain numéro de TransLittérature, un compte-rendu de cette journée consacrée à la traduction des livres jeunesse.

Portail de la traduction littéraire

Afin de rassembler sites et blogs, l’ATLF se dote d’une nouvelle page / portail.
Elle permettra ainsi de se rendre du site de l’ATLF au blog, du blog à ATLAS, d’ATLAS à TransLittérature, etc.
Voilà son adresse : http://traduction-litteraire.fr
N’oubliez pas de le mettre dans la liste de vos favoris !

Sur Radio Prague, Eurydice Antolin, traductrice du tchèque

Radio Prague parle français. Et qui plus est, elle consacre toute une émission à une traductrice. Cette consœur s’appelle Eurydice Antolin et elle traduit du tchèque vers le français.
Voici la présentation de l’interview, sur le site Web de la station :
« Rencontre aujourd’hui avec Eurydice Antolin,
traductrice du tchèque. Dans un long entretien qu’elle a accordé à Radio Prague, elle est revenue sur ses débuts en tchèque,  sa découverte du pays grâce à la littérature et les romans de Bohumil Hrabal plus précisément, son travail de traduction, notamment de Babička et Božena Němcová, ainsi que ses futurs projets. Passeuse de culture grâce à son travail, Eurydice Antolin est une amoureuse de la langue tchèque, une affection qu’elle essaye de transmettre à ses lecteurs en toute modestie. »

Vous pouvez écouter l’interview ou en lire la transcription ici.

Kveta Legatova
La Belle de Joza
Traduit du tchèque par Eurydice Antolin
Éditions Noir sur Blanc
Lausanne, 2007

Profitons de l’occasion pour signaler qu’un confraternel et efficace échange d’informations se poursuit entre les différentes associations de traducteurs. En l’occurrence, le lien vers l’émission nous a été donné par une consœur de l’ATAA, Association des traducteurs et adaptateurs de l’audiovisuel.

Marie-Christine Guyon

 

Un court reportage sur la traduction

« La cité des livres », émission proposée par la chaîne LCP (la chaîne parlementaire) et dont nous avons déjà parlé sur notre blog, vient de faire un court reportage sur Olivier Mannoni. Vous pouvez le visionner sur Internet à  l’adresse suivante :
http://www.lcp.fr/emissions/la-cite-du-livre/vod/134795-la-cite-du-livre
L’interview commence à la 23e minute.
Vous y verrez aussi quelques images tournées à l’école de traduction littéraire CNL-ETL, pendant un atelier d’écriture.

Panorama de la littérature jeunesse, à la SGDL

Le mardi 15 mai 2012, la SGDL (Société des gens de lettres) propose une journée de réflexion sur la place de la littérature jeunesse, les enjeux et les perspectives à l’heure du numérique et du développement de la bande dessinée. Organisée en collaboration avec la Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse et l’ATLF.

Programme :
9h00 : Accueil et café
9h40 : Préambule >> Hommage à Isabelle Jan par Laurence Kiefé.

10h/10h40 : Introduction >> La littérature jeunesse : portrait et perspectives
avec : Claude Combet, journaliste à Livres Hebdo ; Sonia Delmas, traductrice et administratrice de La Charte ; Laurence Kiefé, traductrice et présidente de l’ATLF.

11h00/12h30 : Table ronde >> les relations auteur-éditeur
avec Géraldine Alibeu, auteur et illustratrice ; Marie Sellier, auteur et vice-présidente du CPE (Conseil Permanent des Ecrivains) ; Emmanuel de Rengervé, juriste du Snac (Syndicat National des Auteurs et Compositeurs) et Hedwige Pasquet, présidente des éditions Gallimard jeunesse. Modération par Maïa Brami, auteur.

14h30/16h00 : Table ronde >> La traduction des livres pour la jeunesse
Les problématiques culturelles, économiques et juridiques de la traduction des livres jeunesse, avec Cécile Terrouanne, directrice éditoriale aux éditions Hachette Jeunesse ; Emmanuèle Sandron, traductrice du néerlandais et de l’allemand ; Lim Yeong-Hee, traductrice du coréen.
Modération par Rose-Marie Vassallo, auteur et traductrice

16h30/18h00 : Table ronde >> Les passeurs du livre pour la jeunesse, avec Marie-Christine Aveline, directrice du festival « Eclat de Lire » de Manosque ; Anne Helman, fondatrice de la librairie Le Chat Perché, Le Puy-en-Velay ; Margret Schulz, attachée de coopération à l’Institut français de Mayence et coordinatrice du Prix des Lycéens allemands ;  Jacques Videl-Naquet, directeur de « La Joie par les livres ».

18h00 : Conclusion.

Entrée libre : Renseignement et inscription : communication@sgdl.org
Isabelle Dubois, la Charte 01 42 81 19 93 ecrire@la-charte.fr

Société des gens de lettres, Hôtel de Massa, 38 rue du faubourg St Jacques, 75014 Paris, 01 53 10 12 00.