Auteurs et éditeurs, un accord important et prometteur

Un accord important vient d’être conclu entre le CPE (Conseil permanent des écrivains) et le SNE (Syndicat national de l’édition).
L’ATLF, membre du CPE, remercie chaleureusement Evelyne Châtelain et Jaqueline Lahana, qui ont mené ces négociations au nom de notre association.

Vous trouverez ci-joint le communiqué de presse du CPE-SNE.

Initiées en 2009 et relancées à l’automne dernier par la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, les discussions entre le Conseil permanent des écrivains et le Syndicat national de l’édition ont abouti, dans le cadre de la mission menée par le professeur Pierre Sirinelli, à un accord sur l’ensemble des dispositions du Code de la propriété intellectuelle qui régiront désormais le contrat d’édition et sur un Code des usages qui viendra les préciser.
Les dispositions qui figurent dans cet accord reposent sur une articulation nouvelle entre le Code de la propriété Intellectuelle et le Code des usages qui, rédigé sous l’égide du ministère de la Culture, aura vocation à s’appliquer à l’ensemble des auteurs et des éditeurs. Ces dispositions, qui ne portaient au début des discussions que sur la cession des droits numériques, ont été élargies à l’univers imprimé.
Les principaux points de cet accord, qui fera l’objet d’un projet de loi, sont les suivants :
Une définition du contrat d’édition dans l’univers numérique
La définition actuelle du contrat d’édition ne prend en compte que l’oeuvre imprimée. Elle sera complétée d’une mention concernant l’exploitation numérique.
Un contrat d’édition unique avec une partie spécifique pour le numérique
Afin de clarifier le contrat, il sera désormais obligatoire d’y prévoir une partie distincte regroupant toutes les dispositions concernant l’exploitation numérique de l’oeuvre.
Un bon à diffuser numérique (BADN)
De la même façon qu’il existe un bon à tirer pour un ouvrage imprimé, les conditions de signature par l’auteur d’un bon à diffuser numérique ont été définies.
L’exploitation permanente et suivie de l’oeuvre sous forme imprimée
Les critères permettant d’apprécier l’obligation d’exploitation permanente et suivie de l’éditeur dans l’imprimé ont été clairement définis. Le non respect de cette obligation permettra à l’auteur de récupérer ses droits sur l’imprimé.
La publication et l’exploitation permanente et suivie de l’oeuvre sous forme numérique
Des délais de publication d’une oeuvre sous forme numérique ont été instaurés, ainsi que les critères permettant d’en apprécier l’obligation d’exploitation permanente et suivie par l’éditeur. Le non respect de ces obligations permettra à l’auteur de récupérer ses droits sur le numérique.
La rémunération de l’auteur dans l’univers numérique
L’assiette de rémunération de l’auteur a été élargie pour tenir compte des nouveaux modèles économiques liés au numérique.
Une clause de réexamen
Une clause obligatoire au contrat permettra à l’auteur ou à l’éditeur d’en renégocier les termes économiques avant son échéance.
La reddition des comptes
L’éditeur sera tenu de rendre compte à l’auteur au moins une fois par an pendant toute la durée du contrat. Les éléments devant figurer dans cette reddition de comptes ont été précisés et complétés. Le non respect de cette obligation permettra à l’auteur de résilier de plein droit l’ensemble du contrat.
Une clause de fin d’exploitation
En l’absence de tout résultat d’exploitation de son ouvrage, imprimé ou numérique, dans un délai prévu par la loi, l’auteur pourra résilier de plein droit l’ensemble du contrat.
L’ensemble des membres du CPE et du SNE se réjouissent d’être parvenus à un accord professionnel favorable à l’équilibre des relations entre auteurs et éditeurs et fondateur pour l’édition à l’ère du numérique.

« Je crois que tous les auteurs, qu’ils soient écrivains, traducteurs, poètes, scénaristes de bandes dessinées, illustrateurs ou photographes, peuvent aujourd’hui se réjouir de cet accord qui ouvre, avec nos partenaires éditeurs, une nouvelle page de relations basées sur le respect et la confiance mutuels. Je souhaite que le dialogue se poursuive pour qu’ensemble nous continuions à accompagner au mieux les mutations de l’édition à l’heure du numérique tout en soutenant la création. »
Marie Sellier, présidente du Conseil permanent des écrivains.

« Je suis heureux que nous ayons pu aboutir et remplir, grâce à l’excellente médiation de Pierre Sirinelli, la mission fixée par Aurélie Filippetti. Les dispositions relatives au contrat d’édition dans le Code de la propriété intellectuelle n’ont pas été modifiées de manière aussi significative depuis 1957 ; cet accord avec les auteurs a fait l’objet de longues discussions et nous permet de refonder le contrat qui lie l’auteur à l’éditeur, sur des bases modernes, adaptées à l’édition du XXIe siècle. »
Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition

À propos du CPE
Le Conseil permanent des écrivains, présidé par Marie Sellier, réunit seize associations (dont l’ATLF) regroupant au total plusieurs dizaines de milliers d’auteurs de l’écrit (écrivains, traducteurs, illustrateurs…). Le CPE défend le droit d’auteur et les droits des auteurs de l’écrit. www.conseilpermanentdesecrivains.org

À propos du Syndicat national de l’édition
Le Syndicat national de l’édition, présidé par Vincent Montagne, est l’organe professionnel représentatif des éditeurs. Avec 650 éditeurs adhérents, le syndicat défend l’idée que l’action collective permet de construire l’avenir de l’édition. Le SNE défend le droit d’auteur, la liberté de publication, le principe du prix unique du livre, la diversité culturelle ; il contribue à la promotion du livre et de la lecture.  www.sne.fr

Le site de TransLittérature est en ligne !

Le site de TransLittérature est en ligne !
Vous pourrez y retrouver tous les numéros de la revue depuis le début, faire des recherches par thème, auteur, traducteur, etc.

TransLittérature est une revue semestrielle co-éditée par l’Association des traducteurs littéraires de France (ATLF) et par les Assises de la traduction littéraire en Arles (ATLAS). Réalisée par des praticiens de la traduction, elle s’est fixé pour but de livrer une réflexion sur le métier de traducteur et d’élaborer un discours sur cette activité. A côté d’articles de fond, on y trouve des entretiens, des témoignages qui rendent compte de la diversité de l’exercice de ce métier, ainsi que des comptes rendus des événements et des publications qui s’y rapportent.
TransLittérature a été créée en mai 1991. Depuis sa création, quelque 350 traducteurs ont pu s’y exprimer.
La revue continue de paraître deux fois par an en version papier. Elle est diffusée auprès des adhérents des deux associations ATLF et ATLAS mais il est également possible de s’y abonner (voir Bulletin d’abonnement).

La mise en ligne de TransLittérature a été possible grâce à une aide du CNL.
La version numérique des derniers numéros sera mise en ligne six mois après leur parution.
http://www.translitterature.fr

Journée d’études autour de « The Great Gatsby »

Le corps transfrontalier du texte : quand l’Europe retraduit The Great Gatbsy.
Vendredi 26 octobre 2012, salons Albert Mollat, rue Vital Carles, Bordeaux.
De 9 h 45 à 20 heures.
9h45 Accueil des participants
10h Ouverture par Guillaume le Blanc (Conseil scientifique de l’université Bordeaux 3), Nathalie Jaëck (Climas), Joël Richard (UFR langues et civilisations)
Présentation par Véronique Béghain et Isabelle Poulin (Université Bordeaux 3)

Vu d’ailleurs
Modératrice : Isabelle Poulin (Université Bordeaux 3)
10h15 Anna Kérchy (Université de Szeged, Hongrie)
« Metaphors of Emotion and Embodiment in Hungarian Translations of The Great Gatsby »
11h Enrico Monti (Université de Haute Alsace)
« Les six retraductions italiennes du Gatsby en 2011 : la course à l’appropriation d’un classique »
11h45 Lecture d’extraits de The Great Gatsby et de ses traductions hongroises, italiennes, allemandes et françaises par Jeffrey Swartwood, Valeria Villa, Hugo Remark, Margaux Valensi (école doctorale Montaigne-Humanités, équipes Climas, Ameriber, Clare, Telem) et Cécile Kovacshazy

12h-14h Déjeuner (sur invitation)

Vu d’ici
Modératrice : Pascale Antolin (Université Bordeaux 3)
14h Clara Mallier (Université Bordeaux 3)
« Passé composé et passé simple dans les traductions en français de The Great
Gatsby : Nick Carraway entre discours et récit »
14h45 Fabienne Rihard-Diamond (Université Bordeaux 3)
« Fitzgerald’s «sea-change / into something rich and strange» : ou comment
traduire la magie ambiguë du rêve américain »

15h30 Pause-café

À l’écoute des traducteurs
Modératrice : Véronique Béghain (Université Bordeaux 3)
15h45 Reinhard Kaiser, traducteur de Der groβe Gatsby (Berlin : Insel Verlag gmbh, 2012) « L’année des quatre Gatsby en Allemagne »
16h30 Philippe Jaworski, traducteur de Gatsby le magnifique (Paris : Gallimard, 2012)
Dialogue avec l’auditoire autour de la retraduction de The Great Gatsby en français

20h Dîner en ville (sur invitation)
Contact : veronique.beghain@u-bordeaux3.fr

Télécharger le programme en version PDF.

Un blog qui met les traductrices à l’honneur

Jolie surprise estivale ! Le blog « La Mare aux mots » (Conseils culturels pour parents et éternels enfants) fait la part belle aux acteurs du livre : illustrateurs, auteurs, libraires, bibliothécaires, éditeurs… et traducteurs !
Gabriel et Marianne ont laissé la parole à deux traductrices, Rose-Marie Vassallo (bien connue des lecteurs et lectrices de ce blog) et Josette Chicheportiche.

Deux interviews passionnantes, à lire de toute urgence sur le blog de la Mare aux mots.

Panorama de la littérature jeunesse, à la SGDL

Le mardi 15 mai 2012, la SGDL (Société des gens de lettres) propose une journée de réflexion sur la place de la littérature jeunesse, les enjeux et les perspectives à l’heure du numérique et du développement de la bande dessinée. Organisée en collaboration avec la Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse et l’ATLF.

Programme :
9h00 : Accueil et café
9h40 : Préambule >> Hommage à Isabelle Jan par Laurence Kiefé.

10h/10h40 : Introduction >> La littérature jeunesse : portrait et perspectives
avec : Claude Combet, journaliste à Livres Hebdo ; Sonia Delmas, traductrice et administratrice de La Charte ; Laurence Kiefé, traductrice et présidente de l’ATLF.

11h00/12h30 : Table ronde >> les relations auteur-éditeur
avec Géraldine Alibeu, auteur et illustratrice ; Marie Sellier, auteur et vice-présidente du CPE (Conseil Permanent des Ecrivains) ; Emmanuel de Rengervé, juriste du Snac (Syndicat National des Auteurs et Compositeurs) et Hedwige Pasquet, présidente des éditions Gallimard jeunesse. Modération par Maïa Brami, auteur.

14h30/16h00 : Table ronde >> La traduction des livres pour la jeunesse
Les problématiques culturelles, économiques et juridiques de la traduction des livres jeunesse, avec Cécile Terrouanne, directrice éditoriale aux éditions Hachette Jeunesse ; Emmanuèle Sandron, traductrice du néerlandais et de l’allemand ; Lim Yeong-Hee, traductrice du coréen.
Modération par Rose-Marie Vassallo, auteur et traductrice

16h30/18h00 : Table ronde >> Les passeurs du livre pour la jeunesse, avec Marie-Christine Aveline, directrice du festival « Eclat de Lire » de Manosque ; Anne Helman, fondatrice de la librairie Le Chat Perché, Le Puy-en-Velay ; Margret Schulz, attachée de coopération à l’Institut français de Mayence et coordinatrice du Prix des Lycéens allemands ;  Jacques Videl-Naquet, directeur de « La Joie par les livres ».

18h00 : Conclusion.

Entrée libre : Renseignement et inscription : communication@sgdl.org
Isabelle Dubois, la Charte 01 42 81 19 93 ecrire@la-charte.fr

Société des gens de lettres, Hôtel de Massa, 38 rue du faubourg St Jacques, 75014 Paris, 01 53 10 12 00.

TransLittérature n°42

Sommaire du n° 42 de TransLittérature.

Côte à côte : Rabelais relooké (Michel Volkovitch)
Journal de bord : Calligraphie des rêves (Jean-Marie Saint-Lu)
Ils traduisent, ils écrivent : Entretien avec Khaled Osman (Emmanuèle Sandron)
Profession : La traduction littéraire : Forum de la SGDL (Corinna Gepner, Marie Gravey, Laurence Kiefé, Delphine Rivet)

Colloques
La journée de printemps 2011 : Traduire l’ivresse
— Programme
— Remerciements Prix Nelly-Sachs (Laurence Breysse-Chanet)
— « Topers, tosspots, sots and archsots » (Béatrice Trotignon)
— L’ivresse est respiration (Laurence Breysse-Chanet)

Les Assises 2011 : Traductions extra-ordinaires
— Programme complet
— Assises extraordinaires
— Le wardwesân sans peine (Emmanuèle Sandron)

Lectures
La condition du traducteur, Pierre Assouline (Jacqueline Lahana)
— Dossier « Traduire aujourd’hui », revue de la BnF n° 38 (Santiago Artozqui)
— Le tour du monde d’Astérix, actes de colloque (Corinna Gepner)

Parcours
En cheminant avec Hubert Nyssen (Pierre Furlan).

Brèves
Pour vous abonner à TransLittérature (deux numéros par an), adressez-vous à ATLAS/TransLittérature, 99 rue de Vaugirard, 75006 Paris.

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Les publications de l’ATLF

Les publications de l’ATLF

L’ATLF possède deux publications, gratuites pour tous ses adhérents : une Lettre d’Information trimestrielle, et une revue (100 pages) semestrielle, TransLittérature, éditée en collaboration avec ATLAS.

La Lettre d’Information, est réservée aux adhérents.

TransLittérature
Revue semestrielle, TransLittérature est co-éditée par l’Association des Traducteurs Littéraires de France (ATLF) et par les Assises de la Traduction Littéraire en Arles (ATLAS). Réalisée par des praticiens de la traduction [...]

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La bonne version, un article sur la traduction

Le site Evene a consacré un article à la traduction.
« La version originale sous-titrée n’existe malheureusement pas pour les livres et, pour nous, commun des mortels, l’approche de la littérature étrangère se contente en grande partie de traductions. Sans y prendre garde, nous aimons le style de tel auteur italien, critiquons celui de tel auteur néo-zélandais, le tout sans les lire ! Il serait peut-être temps de se pencher sérieusement sur ce phénomène mystérieux. [...]

Lire la suite sur le site de Evene

 

Bien traduire… (citation)

Bien traduire Pindare, Shakespeare ou Pouchkine en français (par exemple), c’est écrire le texte que Pindare, Shakespeare ou Pouchkine auraient écrit s’ils avaient disposé des ressources du français au lieu de disposer de celles du grec, de l’anglais ou du russe (…). Une bonne traduction n’est donc pas une traduction littérale ni une traduction littéraire (mais infidèle). C’est « inventer » le texte (vocabulaire, syntaxe et style) qu’aurait écrit l’auteur traduit si sa langue maternelle avait été celle des traducteurs et non la sienne. Une telle transposition suppose beaucoup de connaissance, d’intelligence et d’imagination.

Roger Caillois

Brève histoire de l’ATLF

L’ATLF est née en 1973 d’une scission avec la Société française des Traducteurs (SFT), jugée trop tournée vers la traduction technique. Par ce geste, l’ATLF exprime la volonté d’être une association littéraire qui souhaite défendre les intérêts spécifiques des traducteurs littéraires et donc lutter aux côtés des écrivains (auxquels les assimile la loi de 1957 sur la propriété littéraire et artistique) Dès le début, l’ATLF établit, à partir d’indications données par ses adhérents, puis d’enquêtes annuelles, une grille de rémunérations dont l’unité de calcul est le feuillet dactylographié de 1500 signes, document de référence envoyé aux adhérents et aux éditeurs de littérature étrangère et publié chaque automne dans Livres-Hebdo. Elle mène aussi un combat de tous les instants pour la reconnaissance de la profession de traducteur. [...]

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